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Hasbani à Bnechii, entre normalisation des relations et alliances électorales

Hasbani à Bnechii, entre normalisation des relations et alliances électorales
Hasbani à Bnechii, entre normalisation des relations et alliances électorales

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Les Forces libanaises (FL) et les Marada entretiennent des relations pour le moins compliquées, les polémiques entre les deux formations, qui remontent aux faits de la guerre civile – notamment le massacre d’Ehden en juin 1978 – resurgissant de manière sporadique au gré des développements politiques. Des gestes d’ouverture, suivis de postures de repli dus à divers facteurs politiques, stratégiques ou simplement tactiques, ont ainsi eu lieu au cours des dix dernières années entre Sleiman Frangié et Samir Geagea, sans jamais pour autant déboucher sur une réconciliation durable. Partant, lorsque des responsables FL et Marada se retrouvent, l’événement comporte toujours une portée politico-symbolique notable.
La rencontre hier à Bnechii entre le vice-président du Conseil, le ministre de la Santé Ghassan Hasbani (FL), et le chef des Marada, le député Sleiman Frangié, représente le premier contact entre les deux partis depuis la visite du ministre de l’Information, Melhem Riachi (FL), à M. Frangié en janvier dernier.
Si M. Hasbani a voulu mettre l’accent sur l’ouverture de sa formation en direction de celle de M. Frangié, il n’en demeure pas moins que la réunion revêt une importance certaine, dans la mesure où elle intervient au moment où tous les protagonistes semblent avoir donné le coup d’envoi à leurs campagnes électorales. Elle survient aussi à l’heure où les rapports entre Sleiman Frangié et le chef de l’État, Michel Aoun, partenaire chrétien des FL au sein de l’alliance de Meerab, restent troubles.
En dépit de ce constat, les milieux de Meerab se veulent prudents et préfèrent ne pas évoquer dès maintenant la question des alliances électorales. D’autant qu’une longue prorogation de la législature sépare le pays des législatives (prévues le 6 mai 2018).
Pour le parti de Samir Geagea, il est « encore trop tôt pour discuter d’alliances électorales », mais « il n’est jamais trop tard » pour « tourner définitivement la page de la longue querelle historique » qui oppose les Marada aux FL.
Interrogé par L’Orient-Le Jour, un cadre FL indique à ce sujet que « la querelle entre les deux partis est terminée », notant que la relation Marada-FL est « ordinaire ».
« Le dialogue se poursuit depuis longtemps entre les deux partis, notamment à la lumière des rencontres de Bkerké (regroupant les quatre pôles chrétiens Michel Aoun, Samir Geagea, Amine Gemayel et Sleiman Frangié) » , ajoute ce proche du leader des FL.
Un point important reste à soulever : cette rencontre intervient une semaine après la rencontre élargie à Baabda, qui n’a contribué qu’à briser en partie la glace entre le président de la République et le chef des Marada. Mais les FL tiennent à se distinguer de leur allié aouniste sur ce plan. « Chacun a sa propre stratégie politique. Les FL ne cherchent pas à forcer la normalisation de leurs relations avec le parti de Sleiman Frangié. Cela se fait naturellement », souligne le cadre FL. Il en veut pour preuve la convergence de points de vue entre les ministres des deux partis, en Conseil des ministres, sur le refus du plan de production de l’électricité présenté par le ministre de l’Énergie et de l’eau, César Abi Khalil.
Si la réunion de Bnechii vient clore le différend entre les Marada et les FL, elle ne balaie pas pour autant les désaccords d’ordre stratégique entre les deux partis, qui portent notamment sur l’arsenal du Hezbollah et la vision des relations avec le régime syrien, précise ce cadre FL.
Même son de cloche chez Melhem Riachi, ministre de l’Information, qui a déclaré hier à la chaîne MTV que « la relation avec les Marada a plus de deux ans et elle progresse dans le sens d’une normalisation, afin qu’elle ressemble aux rapports qu’entretiennent les FL avec le mouvement Amal, le Courant patriotique libre (CPL), les Kataëb et le reste des partis politiques ». Il a toutefois ajouté que « les FL respectent le désaccord politique avec les Marada ».
Plus laconiques, les milieux de Bnechii sont prudents et soucieux de ne pas surestimer l’importance de la réunion. Des sources proches de M. Frangié soulignent à L’OLJ, qu’ « il est normal de voir M. Frangié recevoir le ministre de la Santé lorsqu’il visite le Liban-Nord ». Ces milieux rappellent par ailleurs que des réunions entre cadres des deux partis se tiennent depuis longtemps, tout en assurant qu’il n’est pas question, pour l’heure, d’une visite de Sleiman Frangié à Meerab.

Cherchez la présidentielle…
À mille lieues de la prudence affichée par les deux partis, un analyste politique nordiste interprète la visite d’hier comme « le prélude à une large alliance électorale au niveau de la circonscription Batroun-Zghorta-Koura-Bécharré ». Selon cet analyste, les partis de MM. Geagea et Frangié seraient en train de concocter une alliance dans l’objectif de réduire les chances du chef du CPL, Gebran Bassil, de remporter une victoire aux prochaines législatives, d’autant que cette circonscription sera le théâtre d’une bataille déterminante pour la prochaine élection présidentielle, entre trois candidats potentiels, en l’occurrence Samir Geagea, Sleiman Frangié et Gebran Bassil.
Une autre analyse voudrait que cette ouverture FL sur les Marada soit « une réaction aux relations de plus en plus étroites entre le Premier ministre Saad Hariri et les milieux aounistes ».
Interrogés par L’OLJ, des milieux nordistes indépendants refusent toutefois d’accorder une dimension aussi importante à la rencontre d’hier. Pour Boutros Harb, député de Batroun, il est normal que « les partis chrétiens dialoguent entre eux », mais il reconnaît aussi que cette volonté de réconciliation peut cacher « des manœuvres électorales ».
Une autre figure indépendante du Nord ne voit pas du tout, elle, la visite sous l’angle des rapports de force électoraux. Cette figure relève surtout « le caractère protocolaire de la visite ». « Lorsqu’un ministre de la Santé visite le Liban-Nord, il est normal qu’il se rende auprès des plus grandes forces politiques, loin de tout calcul électoral », ajoute-t-elle.

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